Les pesticides sont amenés à se dégrader plus ou moins rapidement selon les substances et selon les conditions d’application. Cependant, il reste toujours une partie du produit appliqué qui se disperse dans l’environnement et que l’on va retrouver soit dans les denrées alimentaires, soit dans les sols, soit dans les eaux ou dans l’air. Les chiffres peuvent être consultés à partir des différents rapports cités ci-dessous dans la rubrique "en savoir plus" et au sein de la rubrique les pesticides en chiffres
Les études menées depuis 10 ans sous l’égide du GRAP ont permis de développer les mesures de pesticides dans les rivières et dans les nappes de la région.
Toutes les rivières suivies sont plus ou moins contaminées par les pesticides.
Sur les 300 molécules commercialisées en Poitou-Charentes, environ une dizaine sont régulièrement mises en évidences dans les cours d’eau (glyphosate, diuron, dérivés de l’atrazine…). Des nappes de la région le sont aussi par quelques substances (atrazine, simazine, diuron, métolachlore) qui ont, pour la plupart, récemment été retirées du marché.
Le développement de méthodes de mesures des pesticides dans l’air permet aujourd’hui de mieux caractériser les contaminations. On détecte notamment des traces de composés persistants (rémanents) et/ou volatils (lindane, trifluraline...).
Les mesures réalisées au niveau national par la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) et par la Direction Générale de la Concurrence de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) montrent la présence de traces de certaines substances dans certains fruits, légumes, viandes, poissons, etc. Toutefois, les teneurs observées restent le plus souvent largement inférieures aux limites maximales (LMR : Limites maximales de Résidus) autorisées.
Les effets aigus (se manifestant rapidement après exposition) pour l’environnement et la santé sont connus depuis plusieurs décennies. En revanche, les effets chroniques (à long terme) sont quant à eux difficilement perceptibles et mesurables, d’autant que notre environnement est contaminé par de nombreux autres polluants. L’ensemble de la chaine trophique (espèces animales, végétales) peut être affecté.
Concernant la santé humaine, de fortes suspicions subsistent sur le rôle des pesticides dans le développement de pathologies chroniques (cancers, troubles neurologiques, troubles de la reproduction). Ces aspects sont développés au sein de la rubrique pesticides et santé.